La conception architecturale

Une bonne conception architecturale confère aux ouvrages une réserve de résistance vis-à-vis des séismes.

Une architecture parasismique s'inscrit ainsi dans la démarche du développement durable, car elle permet de prévenir les réparations lourdes ou la démolition des constructions économiquement irréparables.

Pour cela, il faut garantir une étroite collaboration entre l'architecte, le Bureau d'études et le maître d'ouvrage dès les premières étapes du projet.

Voici quelques éléments de base de la conception architecturale parasismique :

  • Il faut éviter l'entrée en résonance de l'ouvrage avec le sol. En effet, lorsqu'un ouvrage entre en résonance avec le sol :

    • l'accélération des éléments d'ouvrage est bien plus importante

    • les forces d'inertie (F = m.a) appliquées à l'ouvrage sont plus importantes

    • l'énergie sismique transmise est accrue

    • la dissipation de cette énergie engendre des dommages bien plus importants et peut conduire à la ruine de l'ouvrage

SOLUTIONS :

  • Il faut éviter les oscillations différentielles

Lorsque le plan du bâtiment est en forme de L, T ou X, ses diverses parties oscillent de façon asynchrone.

Des dommages importants apparaissent à la jonction des blocs présentant une rigidité différente.

SOLUTIONS :

  • Il faut limiter la torsion d'ensemble de l'ouvrage

Lorsque les éléments rigides (murs en béton, cages d'escalier...) sont répartis d'une manière asymétrique, le séisme soumet l'ouvrage à une torsion d'ensemble très destructrice.

SOLUTION :

  • Il faut éviter la création d'un « étage » plus souple que les autres

Un niveau sensiblement moins rigide que le niveau immédiatement au-dessus est appelé “niveau souple” (moins de cloisons, hauteur plus importante...).

Les déformations se concentrent dans les niveaux souples, avec pour conséquence fréquente leur écrasement.

SOLUTIONS :

  • Il faut éviter le cisaillement des poteaux : éviter les poteaux courts

C'est une erreur de penser renforcer un ouvrage en raidissant les poteaux par un remplissage partiel des espaces intermédiaires.

Au contraire, les maçonneries partielles (allèges par exemple, c'est-à-dire partie de mur située sous une fenêtre) sont à l'origine de dommages graves pouvant provoquer l'effondrement.

SOLUTION :